Visite des Carrières de Wellington avant notre départ

En tant qu’ambassadeurs de notre ville et prévoyant de faire des interventions durant notre voyage ayant pour thème principal : « Arras et le lien qui l’a lie à l’Australie durant la Première Guerre Mondiale », nous avons voulu en savoir plus à ce sujet…

La Première Guerre mondiale éclate en août 1914 et opposa durant cinq ans l’Allemagne et ses alliés aux pays de la Triple Entente (France, Russie, Royaume-Uni et nations du Commonwealth).

Avant notre départ, nous nous sommes rendus aux Carrière de Wellington afin découvrir de plus près cet univers que finalement nous connaissons peu. Et oui… après des années de vie dans la région, nous n’étions toujours pas allé visiter ces célébres carrières !

Mais que sont exactement les Carrières de Wellington ? Comment se déroule la visite ? Qu’est ce qu’on y apprend ?… Et bien, on y apprend beaucoup de choses sur la ville dans laquelle nous vivons et son histoire.

Dès le mois d’octobre 1914, la ligne de front se stabilise sur le territoire du Pays d’Artois. Elle s’étire du nord au sud : de la crête de Vimy à Bapaume en passant par Arras, ville immanquable sur cette zone de conflit.

Arras ne fut pas épargnée par la « folie humaine ». Détruite presque intégralement – chute du beffroi en octobre 1914, incendie de l’abbaye Saint-Vaast en juillet 1915, Arras devient ville martyre et sera rasée à plus de 80 % pendant la Première Guerre mondiale.

À partir de novembre 1916, les Britanniques préparent l’offensive du printemps 1917.  Le principal souci du haut commandement est de concentrer des troupes en grand nombre sans attirer l’attention de l’adversaire. Leur idée de génie : faire relier les carrières d’extraction de craie de la ville d’Arras, pour créer un véritable réseau de casernes souterraines, capables d’accueillir jusqu’à 24 000 soldats.

Le 9 avril 1917, 5h30 (heure anglaise), les 24 000 soldats surgirent de la Carrière Wellington pour livrer la fameuse « Bataille d’Arras », une opération de diversion avant l’attaque du Chemin des Dames. Avant le jour-j, ces soldats vécurent dans les souterrains de la carrière durant des semaines ! Ces lieux étaient agencés pour répondre aux besoins élémentaires des hommes. Cuisines, douches, hôpital, et toilettes précaires ont été construits.

Afin de rendre hommage aux soldats des nations du Commonwealth, ayant participé à la Bataille d’Arras, une cérémonie du souvenir est organisée chaque 9 avril, à 6h30 (heure française) sur le site de la Carrière Wellington.

On peut ressentir en visitant le site, que la Carrière Wellington est un lieu chargé de mémoire et d’émotion qui témoigne de l’intensité et de la férociteé de la Grande Guerre.

Nous accédons donc à ces souterians par un ascenseur vitré qui nous conduira à 20 mètres de profondeur. S’ensuit alors une visite audio-guidée et encadrée par un guide-accompagnateur qui nous expliquera notamment la vie et le quotidien de ces soldats enfermés au coeur des carrières.

Nous serons directement plongés dans l’intimité du site et cela nous fait presque ressentir des émotions vécues par les jeunes gens, tels que nous, qui débarquèrent ici pour la première fois, ayant pour mission de préparer une offensive meutrière. Cet endroit est un lieu authentique où nous nous trouvons en situation « réelle ».

La visite continue et nous améne à la remontée à la surface, dans les pas des soldats, ce qui nous fait vivre le choc de la bataille. La projection d’un film sera un élément qui nous permettra de reconstituter exactement la scène.

Mais vous vous demandez peut-être encore quel est le rapport avec l’Australie et la Nouvelle-Zelande ? Et bien c’est aux tunneliers néo-zélandais que l’on doit en grande partie l’aménagement des vingt-deux kilomètres de cheminements souterrains, d’une carrière à l’autre.

En 1916, le front d’Arras est transmis au commandement britannique. Après avoir vu passer dans les rangs de l’armée française les Marocains, les Africains, les Polonais, les Tchèques, ce sont les Néo-Zélandais, les Australiens, les Canadiens, les Ecossais, les Chinois, qui passent par Arras. Le monde entier est venu dans l’Artois, c’est pourquoi il est important de prendre conscience de notre devoir de mémoire lorsque l’on sait que toutes les cultures du monde (maoris, aborigènes, amérindiens,…) ont foulés les pavés de notre ville et y ont laissés leurs vies pour nous.

Pour plus d’info, clique ici pour télécharger la brochure sur les Carrières de Welington disponible en Anglais et Francais.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s